Il existe trois sortes de disciplines martiales
:
1. les arts martiaux de combats :
Les "jutsu" ou "ryu"
les "bujutsu" sont les arts martiaux
à objectif de guerre: le but étant de détruire
le maximum de personnes en un minimum de temps.
2. les "arts martiaux" sportifs
:
En général, ils dévient
des précédents; comme dans n'importe quel sport,
le but est la compétition : il ne s'agit plus, en aucune
façon, d'arts martiaux.
L'objectif avoué est de remporter coupes,
médailles, championnats et J.O.
Il serait plus juste de dire : "sports
ayant une origine martiale".
Pour rendre la compétition inoffensive,
on supprime toutes les techniques dangereuses (qui à
l'inverse sont recherchées martialement) qui sont oubliées,
au profit d'autres moins dangereuses mais qui permettent de
marquer des points.
Les disciplines martiales d'origine sont donc
complètement dénaturées...
3. les arts martiaux destinés au développement
de la personnalité (les "DO") :
C'est le cas de l'Aikido, qui
conserve une tradition martiale, à l'opposé
du sport, de sa compétition, du culte de la vedette
et du champion.
ATTENTION : les déviances n'en
sont pas moins grandes : gourou mania, délire pseudo
mystique, shows, compétition non avouée, tendances
par le biais politique, exploitation du filon ésotérisme/exotisme
...
Il faut donc être vigilant lorsque l'on
pénètre dans un Dojo : il faut savoir ce que
l'on va y chercher et ce qui y est effectivevement recherché.
Notre objectif est la recherche de la maîtrise
de soi au travers de techniques martiales qui ne
sont rien d'autre que des "outils" de travail.
La self défense n'est plus le but recherché
mais une conséquence trés efficace de la pratique.
Par une pratique régulière, l'aikidoka
apprend à se relaxer, à entretenir son corps
en bonne santé et à s'armer pour faire face
sans explosion de violence et sans agressivité à
des situations de plus en plus difficiles.
De cette pratique orientale se dégage
une philosophie particulière: on apprend à se
sortir d'une situation où l'on se trouve agressé,
sans utiliser sa force, mais uniquement celle du partenaire.
Dans ce cas, plus le partenaire est fort et
rapide, plus il sera facile pour le pratiquant d'Aikido
de gérer la situation à son profit. Inutile
de préciser les conséquences que cela peut avoir
dans l'esprit des gens qui sont habitués à la
pratique d'un sport où le but est de toujours chercher
à être le plus fort ou le plus rapide (base de
toute compétition) !
Le pratiquant découvre par la pratique
que la seule chance qu'il a de ne jamais tomber sur un plus
"fort" ou un plus "rapide" que lui, est,
tout simplement, de ne pas s'opposer à l'attaquant.
C'est pour cela que la compétition devient
impossible aussi bien dans la pratique elle-même que
dans sa philosophie.